samedi 11 septembre 2010

Offside : En attendant Hockey... (partie 2)

Saviez-vous, chers partisans, qu'en Ontario les verres d'eau sont systématiquement servis avec une paille? Ou bien que les patates rissolées, comme on en mange le matin avec ses saucisses et ses oeufs, sont toujours accompagnées d'oignons? Qu'il existe une rue Yonge, Dundas, King et Front dans chaque ville et village de la province? Ce ne sont là que quelques-unes des différences culturelles auxquelles Offside a été confronté, pendant son pèlerinage à la Ville Reine. Ajoutez à cela un service déficient, probablement dû au fait que notre compagnon de voyage ait enfilé fièrement son chandail de Markov, et vous obtiendrez une expérience qui se rapproche de l'épiphanie...

Toronto, donc.

Cinquième plus grande ville de l'Amérique du Nord, puissance économique du Canada, ville de toutes les possibilités et de la presque-plus-poche-équipe de la Ligue Nationale. Toronto, qui, m'apprend Wikipedia, porte également le surnom de Hogtown, ou village de porcs, douce brise humide émanant du très originalement baptisé lac Ontario, mais aussi, et surtout, site béni du Hockey Hall of Fame, que nous avons eu le plaisir de visiter, pendant nos quelques jours de vacances ( il est difficile de faire plus dévoué à la cause du Hockey, vous en conviendrez...) Si les trésors que recèle le "couloir de la renommée" sont tout simplement inimaginables, quelques photos basse définitions, accompagnées de savoureuses anecdotes, sauront certainement vous communiquer l'émotion pure que l'on peut ressentir à la vue de ces objets qui furent les témoins de l'histoire de la plus grande ligue sportive de l'univers. Préparez-vous à pleurer, chers partisans...

Jerseys et mitaines

Dès le début de la visite, le visiteur est submergé par l'émotion : les reliques de Guy Lafleur, Wayne Gretzky, Maurice Richard et autres Gordie Howe se partagent la vedette, tandis que du plafond résonnent musique triste et documentaires épiques. Ça commence bien.
Chaque vitrine possède également son propre petit carton explicateur, nous permettant entre autres de s'émerveiller devant l'étendue des possibilités statistiques de notre Sport Favori ( l'idéal aurait été d'inclure ici quelques échantillons de données sur les plus grands joueurs de tous les temps, mais considérant que je "m'en câlisse", comme on dit, il ne m'est jamais venu à l'esprit de prendre quelque note que ce soit...). En général, les vitrines sont constituées de jerseys et de mitaines défraîchies, mais il est également possible d'examiner des vieilles paires de bas de laine, des bâtons usés ainsi que des casques à la visière émaillée...

Ici, le jersey encore dégoulinant de sueur de Jonathan Toews, quelques mois à peine après la victoire des Blackhawks en finale de la coupe Stanley.

Le plus important, surtout : la bouteille de champagne

Ici, les gants portés par l'attaquant Patrick Kane, des États-Unis, pendant les Olympiques de Vancouver.

Vous ne pouvez pas le lire, mais le texte sur le carton était particulièrement intéressant.
Qu'est-ce? Le logo de la ville de Laval? Mais qui...? Et pourquoi...?

"Mario, Mario...Ça doit être impressionnant de te lever chaque matin, de te voir dans un miroir, et de réaliser que tu es effectivement Mario Lemieux!"
Vieillieries

Outre les nombreux T-Shirts, le Hall of Fame est aussi rempli de babioles de grenier, poussière à l'appui, qui font revivre le passé, et arrachent une larme à tous ceux et celles nés avant l'ère d'internet (1984).

Un mur complet, rempli de rondelles venant de partout et d'ailleurs (surtout d'ailleurs)

Il y a une rondelle de Sting, dans le milieu de l'écran...
 Des jeux tout droits sortis du "Bon vieux temps"...

EA Sports NHL 1932 : le début d'une tradition...

Et finalement...


Le moment que vous attendiez tous, chers partisans, celui qui fait crier de joie les enfants, et soupirer les adultes, celui qui transforme les hommes les plus virils en fillette incontrôlables : la coupe Stanley.
Première réaction : évanouissement. Deuxième réaction : évanouissement
La pièce même, qui se trouve à la toute fin de l'exposition, est prodigieuse: située dans une sorte de dôme de bois, ancienne banque, semble-t-il, elle est remplie de trophées et de plaques représentant chacun des membres intronisés. Hart, Vézina, Calder, Lady Bing, nommez-les, ils y sont tous, pour le bonheur des partisans, et le malheur de leurs blondes.

Également, dans une pièce séparée - dans laquelle jouent en boucle les meilleurs moments du match de la finale des jeux Olympiques de Vancouver - la rondelle de la victoire, celle que Crosby a bénie de son bâton canadien, que les nombreux visiteurs peuvent toucher du bout du doigt.

Attention! Attendez avant de vous précipiter dans votre voiture : la rondelle de Crosby n'était disponible que jusqu'au 6 septembre...

Non seulement le Toronto Hockey Hall of Fame est-il une mine d'or de souvenirs et d'informations inconnues sur le Hockey, mais il est aussi un endroit qui permet à chacun de vider humblement son portefeuille... C'est dans la dernière salle de l'exposition, une boutique souvenir, que le partisan est invité à acheter chandails, tasses et calendriers commémoratifs, lui permettant ainsi de ne jamais oublier son périple épique dans le monde fantastique du Hockey.

***

C'est ainsi que se termine la série "En attendant Hockey", puisqu'au moment de la prochaine chronique de Offside, les joutes auront déjà repris. Plus que onze jours avant la fin du calvaire. Onze longues journées qu'Offside vous souhaite de passer dans la lumière toujours faiblissante du soleil, derniers rayons de l'été mourant, de manière à reprendre vos force avant le début de la saison!





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